Zehra Sayin est un véritable moulin à paroles, comme c’est souvent le cas chez ceux qui sont fiers de leur job. Zehra est arrivée chez Special Olympics en tant que bénévole en 2009, où elle a commencé par distribuer les boîtes de repas aux athlètes ayant un handicap mental avant de rejoindre le service de communication, pour finalement atterrir au poste de CEO : un parcours remarquable pour une femme ambitieuse.

« Je me réjouis de pouvoir jouer un rôle significatif pour une organisation telle que Special Olympics. Je suis passée par quasi tous les échelons, de bénévole à chef de la communication en passant par responsable de la collecte de fonds. J’ai eu ma première fonction officielle en 2014, auprès du service communication. Nous avons cette année-là également organisé pour la première fois les Jeux européens à Anvers. Nous sommes chaque année devenus plus ambitieux. »

Quel est l’aspect de votre job que vous préférez ?

« J’adore convaincre les gens qu’ils peuvent jouer un rôle, assumer une responsabilité. Grâce à tous ceux qui m’accompagnent dans cette aventure, nous sommes en mesure de réaliser les rêves d’athlètes et de leur famille. L’enthousiasme des bénévoles est communicatif : on a l’impression que c’est un effort d’équipe, que l’on collabore tous à quelque chose de beau. »

Quel a été l’impact de vos campagnes ?

Meilleur qu’espéré ! Notre campagne Play Unified a remporté un grand succès. Nous avons gagné 11 prix avec cette campagne. L’idée était de frapper à la porte de clubs de sport et de fédérations sportives en leur demandant d’accueillir des athlètes ayant un handicap mental à leurs entraînements. 13 fédérations ont ainsi signé une charte s’engageant à accueillir 3.000 athlètes. Une franche réussite.

Special Olympics lance les ‘Bongolympics’. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de notre toute dernière campagne : avec Bongolympics, vous pouvez offrir un Bongo pour participer comme volontaire à une activité de Special Olympics. Une superbe initiative à laquelle s’intéresse beaucoup le monde des entreprises. Le stock de certains magasins Bongo est même déjà épuisé, alors que nous venons juste de lancer la campagne, le jour de la Journée mondiale du Bénévolat. Nous avons entre-temps déjà distribué 3.500 coffrets dans diverses entreprises et 2.000 à la gare d’Anvers, et les commandes affluent aussi sur Bongolympics.be.

Vous vous êtes fixé plusieurs objectifs pour 2020, comme par exemple atteindre les 20.000 athlètes. Où en êtes-vous ? Voyez-vous l’avenir avec espoir ?

Nous avons bon espoir d’atteindre ce chiffre. Après une bonne année de campagne, nous avons déjà attiré 15.000 athlètes. Ceux-ci doivent toutefois rester actifs pendant un an pour pouvoir officiellement entrer en ligne de compte en tant qu’athlète. Nous avons entre-temps réalisé une croissance de 30 pourcent : il nous manque encore 3.500 athlètes. Mais je suis certaine que nous allons réaliser nos objectifs : la demande du côté des athlètes est très importante.

BlueGround vous apporte une aide financière. Recevez-vous beaucoup de soutien du monde des entreprises ?

BlueGround est assez unique dans le sens où nous n’avons jusqu’à présent pas encore reçu beaucoup de soutien financier de la part du secteur comptable. Mais nous comptons quelques entreprises privées parmi nos plus grands sponsors. Il s’agit d’acteurs importants tels que Belfius, BNP Paribas, Coca-Cola, D’Ieteren, etc.

Y a-t-il des actions spéciales en vue pour la fin de l’année ? Avez-vous des attentes spécifiques en ce qui concerne l’action de solidarité flamande De Warmste Week, par exemple ?

Plusieurs événements ont déjà été organisés : une action de volleyball spéciale, une action à Genk, encore d’autres qui sont prévues à Anvers… Quelques actions de moindre envergure auront encore lieu à Bruxelles. De Warmste Week est très importante pour nos bénévoles.

Est-il plus facile ou plus difficile qu’avant de trouver des bénévoles en 2017 ?

Plus facile, sans aucun doute. Grâce à notre plus grande visibilité, nous attirons beaucoup plus facilement des bénévoles, les tabous sont levés, une plus grande conscientisation est créée. Ceci est bien entendu également dû aux campagnes, qui font que l’on vient spontanément nous demander : ‘Que puis-je faire ? Comment puis-je apporter ma contribution ?’.

Special Olympics est une organisation internationale. Comment vos contacts avec l’organisation mère se passent-ils ?

Nous sommes constamment en contact avec Special Olympics International. C’est une organisation qui a été créée à Washington, par la famille Kennedy. Special Olympics existe entre-temps dans 178 pays. Tous les règlements sportifs, les règles, le branding et la communication viennent de là. Nous suivons ce modèle en puisant dans nos fonds propres, et lançons de temps en temps en Belgique une campagne internationale telle que PlayUnified. La Belgique se porte très bien : nous sommes devenus le point de référence pour 13 pays européens. Et c’est quelque chose dont nous pouvons être très fiers.

La campagne Bongolympics dure encore jusqu’au 20 janvier 2018. Vous pouvez commander un bon Bongolympics dans un magasin Bongo ou sur www.bongolympics.be.