« Roses are red, violets are blue, God made me pretty, et c’est pourquoi je travaille dans le monde des fleurs » La famille et les amis de Maria Siebens (61) connaissent sans doute déjà sa devise par cœur, mais l’enthousiasme qui caractérise Maria est aussi très communicatif vis-à-vis des simples passants. En tant que gérante de la boutique de fleurs Beau Terra, Maria compose depuis plus de 40 ans déjà les plus beaux bouquets pour toutes les occasions. Et ce, avec toujours autant de passion qu’à ses débuts. « Je suis accro au magasin. »

Que Maria aime parler se remarque dès le début de notre entretien. Probablement le résultat de longues années de contacts humains… En tant que fleuriste, il faut en effet savoir être à l’écoute des clients qui entrent dans le magasin : de l’adolescent transi d’amour qui vient seulement chercher une rose au pensionné inconsolable qui commande un bouquet funéraire. Ce métier requiert une grande délicatesse, non seulement au niveau du contact avec les clients, mais aussi avec les fleurs. Ce que Maria a appris par elle-même au fil du temps.

« J’ai été très créative dès mon plus jeune âge, » raconte-t-elle. « Après ma formation en secrétariat-langues, j’avais le projet d’ouvrir une boutique de cadeaux. Et puis je suis tombée amoureuse d’un fleuriste, et une chose en amenant une autre… (elle rit). Heureusement, j’ai aussi pu laisser libre cours à ma créativité dans l’atelier. Mais j’ai dû tout apprendre moi-même, je ne connaissais rien aux fleurs. »

« Beau Terra est unique, dans le sens où il s’agit d’une entreprise familiale qui en est déjà à sa quatrième génération. » poursuit-elle. « Nous avons ouvert cette boutique en 2006 à Keerbergen, mais l’histoire remonte à 1921, lorsque le grand-père de mon mari Leo a commencé comme petit horticulteur. Nous en sommes entre-temps déjà à la quatrième génération, et je dirige le magasin avec mes fils Bart et Sammy. »

Coup d’œil sur l’art floral

En véritable autodidacte, Maria a dû tout apprendre par elle-même. « J’ai suivi de nombreuses formations, comme le ‘Master in de Bloemsierkunst’ (master en art floral), une formation qui n’existe qu’aux Pays-Bas. J’appartiens entre-temps à l’ancienne génération de fleuristes en Belgique, qui maîtrise encore l’‘ancien art floral’. »

« Alors qu’un bouquet se composait dans le passé de quelques œillets et de quelques roses, les styles sont très différents aujourd’hui. »

Tout comme la musique et les arts, l’art floral a connu une énorme évolution. « Alors qu’un bouquet se composait dans le passé de quelques œillets et de quelques roses, les styles sont très différents aujourd’hui, allant du classique au concept ‘bloomon’ contemporain. Le style utilisé dépend bien entendu également du type d’événement : nous nous occupons ainsi régulièrement de la décoration de fêtes de mariage de A à Z en fonction des souhaits du client, et avons aussi une fois déjà décoré tout un château. Les projets de toutes tailles et de tous genres nous permettent de tester des nouveautés et de nous spécialiser. »

Accro au magasin

Maria se trouve encore tous les jours dans la boutique. « C’est toute ma vie, » affirme-t-elle avec fierté. Il n’y a réellement rien qui ne me plaît pas dans ce métier. Du contact avec les clients à l’achat des fleurs en passant par le nettoyage des vases sales : j’aime tout. »

Peut-être est-ce grâce à ce dévouement que la boutique de fleurs Beau Terra se distingue de la concurrence. Maria et ses fils ont remporté en 2012 le deuxième prix au concours du ‘Meilleur Fleuriste de Belgique’, et sont depuis 2017 les fiers détenteurs du label A-Florist, qui récompense les meilleurs professionnels des fleurs, des plantes et de la décoration. L’équipe de Beau Terra cueille donc les fruits du travail qu’elle accomplit jour après jour.

Tout le monde sait pourtant que gérer une entreprise familiale n’est pas toujours une mince affaire. « En tant que mère, on laisse passer beaucoup de choses. Mon cadet est ainsi récemment devenu papa, et il m’arrive de fermer les yeux quand il arrive un peu plus tard ou qu’il doit partir plus tôt. Nous sommes et restons bien entendu une famille, ce qui veut dire qu’il y a chez nous aussi les habituelles tensions. Mais tout se passe généralement très bien avec mes deux fils. »

« Mes enfants et moi, nous nous entendons comme larrons en foire. »

Une conséquence de leur éducation, peut-être ? « Pour moi, on récolte toujours ce que l’on sème. La confiance a été un élément clé de l’éducation de mes fils, et j’ai toujours insisté sur le fait qu’ils ne devaient pas trahir cette confiance. Je pense qu’ils ont bien appliqué le principe dans leurs relations avec autrui. En tous cas, dans la boutique, tout marche comme sur des roulettes : mes enfants et moi, nous nous entendons comme larrons en foire. »

Le lien avec BlueGround

S’agissant de son cabinet comptable, Maria sait très bien ce qu’elle veut. « Cela fait environ un an que nous collaborons avec BlueGround. Nous sommes arrivés chez eux à la suite de la reprise de notre ancien cabinet. Katrien est en charge de notre dossier, et nous sommes très satisfaits de son travail. Nous avons un peu dû apprendre à nous connaître au début, mais nous avons très vite constaté qu’elle était très compétente. »

Pour Maria, l’honnêteté est l’un des aspects essentiels de la collaboration avec le comptable. « Il est important pour une entreprise de rectifier le cap en temps et en heure. Ce n’est pas toujours agréable, mais on doit avoir quelqu’un qui attire l’attention sur les points négatifs, et qui indique quels sont les points à améliorer. Personne n’aime recevoir des commentaires négatifs, mais on attend de son comptable qu’il ait le cran de dire ce qui doit être amélioré avant d’aider à redresser la situation ».

« Un bon comptable doit savoir s’accrocher à un dossier et apporter des solutions. »

Maria estime aussi que le comptable doit faire preuve de professionnalisme et ce, à divers niveaux. « Je pense qu’un comptable doit surtout pouvoir penser en termes de résolution de problèmes. Il doit savoir s’accrocher à un dossier et apporter des solutions. Et toujours être au courant des dernières évolutions dans son secteur. C’est le cas de Carine, avec qui nous avons également un bon contact. Comme nous sommes passionnés par les fleurs, elle est passionnée par les chiffres. Chez BlueGround, ils ont bien compris qu’un bon contact personnel est essentiel. Le courant doit passer. Tant au niveau professionnel que personnel. Et il faut bien entendu prendre le temps de nouer des relations sociales et d’être à l’écoute. Un aspect important, aussi bien dans notre métier que dans le leur. »

Envie de surprendre un(e) ami(e) ou un membre de votre famille avec un magnifique bouquet pour les fêtes ? Faites un saut chez Beau Terra à Keerbergen. Maria se fera un plaisir de vous composer le plus beau des bouquets. Jetez également un coup d’œil sur les pages Facebook et Instagram de Beau Terra pour un aperçu des dernières créations !

Envie de découvrir nos autres interviews d’entrepreneurs ? Vous les trouverez ci-dessous.